8 « bonnes » raisons de ne pas faire de commercial [humour inside]
Soyons honnêtes : le commercial, ça ne fait pas souvent rêver les chefs d’entreprise.
Vendre, prospecter, réseauter, se rendre visible… ce n’est pas pour vous. Vous, vous avez un vrai métier.
Et puis, il y a toutes ces excellentes raisons de ne surtout pas perdre de temps avec le commercial. En voici 8 — parmi les meilleures — que nous entendons très (trop !) souvent. Avec un peu de mauvaise foi et d’ironie. Et beaucoup de réalisme.

Raison #1 : « dans mon métier, seule la technique compte, le commercial, ce n’est pas important »
C’est bien vrai !
Dans l’automobile aussi, seule la Technique compte ! D’ailleurs, c’est bien connu, dans les concessions, ce sont des ingénieurs qui vendent à grand renfort de notices techniques, de cahier des charges et de spécifications.
Et c’est tout aussi connu : ce sont les meilleurs vendeurs de voitures !
Non, non, le commercial ne sert à rien…

Raison #2 : « de mon temps, c’était mieux, les affaires rentraient toutes seules »
C’est bien vrai !
Ah… De mon temps…
De mon temps… Les maquereaux bondissaient dans les bateaux.
De mon temps… Les mandarines grouillaient dans les cuisines.
De mon temps… Les andouillettes volaient jusqu’aux assiettes.De mon temps… Les affaires rentraient sans rien faire.
Non, non, les temps n’ont pas changé…

Raison #3 : « je n’ai pas le temps »
C’est bien vrai !
Le temps manque toujours, il y a toujours mieux à faire que de s’occuper de ses prospects et clients.
D’ailleurs, vous êtes sur la même longueur d’ondes que vos prospects : eux non plus n’ont pas de temps à consacrer à étoffer votre clientèle !
Et quand vous aurez le temps, n’en doutez pas : il sera déjà trop tard…
Non, non, le commercial n’est pas une priorité…

Raison #4 : « je travaille uniquement avec des gens que je connais »
Sage décision !
Corollaire : « je préfère travailler avec mes clients actuels, je les connais bien » !
La loyauté vis-à-vis de ses clients est primordiale. Les clients d’aujourd’hui, c’est bien connu, font preuve d’une loyauté à l’épreuve de toutes les crises…
Et si un client disparaît, quitte à prendre le risque de travailler avec un inconnu, il faut d’abord prendre le temps de bien le connaître : ce n’est pas rien, une relation pour la vie…
Non non, il ne faut pas s’ouvrir à de nouvelles opportunités…

Raison #5 : « c’est de la faute des charges si je ne vends pas »
C’est bien vrai !
Si MES charges sociales diminuent, mes prix baissent, donc je suis plus compétitif, donc je rentre des commandes sans revoir mon approche commerciale. CQFD.
PS : de toutes les façons, il n’y a que le prix qui compte.
PPS : ne surtout pas diffuser l’information à mes concurrents.
Non non, il ne faut pas se différencier commercialement de ses concurrents…

Raison #6 : « c’est la crise, il n’y a pas de boulot »
C’est bien vrai !
Et comme il n’y a pas de boulot, ça ne sert à rien d’en chercher.
CQFD : il vaut mieux baisser les bras et tout abandonner…
Non non, ce n’est pas le moment de prospecter…

Raison #7 : « les marchés publics, c’est trop compliqué »
C’est bien vrai.
Pour répondre aux marchés publics, il faut du temps, des compétences, de la rigueur… C’est très différent de la réalisation de vos missions.
C’est bien connu, seuls les Bac+10 peuvent remplir ces dossiers compliqués. Et puis, ces marchés publics ne représentent que le quart du marché de la construction, par exemple.
Non, non, l’administratif est une affaire qu’il faut laisser aux spécialistes, on ne sait jamais, cela pourrait prendre du temps… et ramener du boulot !

Raison #8 : « je vais prendre ma retraite et vendre mon entreprise »
Sage décision !
Depuis le temps, mon entreprise vaut très cher, les repreneurs seront forcément séduits, même si j’ai une légère (ou grosse) baisse de chiffre d’affaire. Donc ce n’est pas le moment de faire d’investissement commercial. CQFD.
Non, non, structurer la partie commerciale de son entreprise avant de la céder n’est pas une bonne idée, cela risquerait de la valoriser…
Le Commercial : une fonction mal aimée et pourtant essentielle
Si vous vous êtes reconnu dans une ou deux de ces raisons (voire les huit), c’est que vous êtes comme 80 % des dirigeants : vous avez autre chose à faire que “du commercial”.
Le problème, c’est que vos concurrents, eux, s’en occupent.
Et si on en parlait, sans baratin, sans “révolution”, juste pour voir ce qu’on peut faire ensemble concrètement ? Alors, contactez-nous (ou continuez à attendre les andouillettes volantes).